Nicolas Ménard, le gentil geek

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Nicolas Ménard

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Biographie

Nicolas Ménard est diplômé de l’École de design de l’UQAM et complète actuellement une maîtrise en animation au Royal College of Art à Londres. Au croisement entre l’image animée et l’image imprimée, son travail combine l’illustration et le design graphique dans une démarche poétique et conceptuelle. Il a travaillé pour la télévision pour des chaînes comme ARTV, Historia et Vrak.TV. Il a d’ailleurs déjà gagné quelques prix, malgré sa jeune carrière. Ainsi, il passe la majorité de son temps à réaliser des courts métrages, des livres, des dessins et d’autres créations. De plus, il a un tumblr depuis peu!

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Interview

Quand as-tu su que tu que le design t’intéressait?

Tout cela a commencé à l’époque du cégep, dans le temps où je m’étais inscrit à la technique en graphisme du si prestigieux Collège Ahuntsic. Je n’étais pas trop sûr de ce que c’était, le design graphique. Je me suis inscrit au programme sous la prémisse que j’aimais faire des dessins. Je ne voulais pas étudier en dessin animé parce qu’à la fin de mon secondaire, j’avais réalisé comme projet final de mon cours PEI un vidéoclip avec des dessins dans Photoshop et de l’animation dans Flash et je m’étais dit: faire de l’animation, c’est ben trop long, fuck it.

Je n’avais pas complètement tort, j’imagine. Anyway, je pense que le déclic s’est produit pendant ma deuxième session de la technique. J’ai commencé à triper sur les logos, sur la schématisation, sur la typographie. Soudainement, j’ai réalisé que j’avais un minimum de talent pour la chose et c’était très satisfaisant. Enfin, je commençais à m’intéresser à autre chose que les bandes dessinées nippones.

Ta technique/ou ton médium de prédilection



Étant donné que je passe la majorité de ma vie devant l’écran du lap-top, je dirais que c’est le lap-top. Mais c’est un peu vague, dire que ton médium c’est le lap-top. Tu peux faire tellement d’affaires sur ces machines-là, t’sé! J’ai une obsession pour la chose imprimée, alors je dirais que mon travail en design, en animation et en illustration tourne autour de la couleur. Alors que le médium soit Photoshop, la programmation, l’animation, l’encre ou l’acrylique, je vais les utiliser avec une approche sérigraphie; en aplat, en superposition.

Dernièrement, j’écris beaucoup aussi. J’essaie d’améliorer mon écriture pour pouvoir concevoir du meilleur contenu pour mes contenants. On passe tellement de temps à vouloir faire des belles affaires, c’est important que les belles affaires disent des belles affaires aussi.


Collectionnes-tu quelque chose? Si oui, quoi?

Je collectionne les beaux livres. Les livres avec des beaux mots dedans et les livres avec des belles images dedans. Des fois, je suis un peu freak et j’achète des livres en double, un dans son emballage original et l’autre déballé, juste pour être sûr.


Une phrase, une personne ou un fait qui t’a marqué professionnellement ou artistiquement?

Ok, c’est quétaine, mais je vais dire mon père. Dès que j’ai un doute, que ce soit professionnel, artistique, ou personnel, j’ai l’impression que sa sagesse n’a pas de fond. D’une certaine façon, j’ai hâte d’avoir son âge pour avoir un aussi gros bagage à partager avec ceux que j’aime.

Un livre que tu recommandes?

Toute la poésie de Bukowski. Ce gars-là a tellement vécu que si t’es ergomane, tu prolonges ta vie sociale au travers de son écriture. Et tu te sens misérable. Je suis profondément jaloux de son vécu et de son look scrap.

Nomme une source d’inspiration, quelle qu’elle soit.

La nature et la science, je suis un sale geek et j’écoute Radiolab à la journée longue quand je fais de l’animation. Je loue des livres de bébittes sous-marines à la bibliothèque et des livres de plantes et je copie les dessins qui sont dedans pas vraiment bien. Je glande souvent dans le Natural History Museum de Londres pour checker les animaux bizarres, et je fais toujours le détour pour aller voir le T-Rex robot grandeur réelle.

Ta couleur fétiche?

Quand j’étais petit gars, j’ai fait acheter à ma mère toutes les lumières de Noël en rouge parce que j’aimais tellement ça, le rouge. Vue de la rue c’était un peu apeurant.

Personnellement, comment définis-tu le «beau»?

N’importe quoi d’honnête.

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Travail

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