Alina Lagarde, d’idées et de design

Alina Lagarde

Bio

Née au Kazakhstan, Alina Lagarde arrive en France à 8 ans. Après ce choc culturel, elle continue d’étudier et travailler en tant que designer et directrice artistique multimedia dans différents pays tels que l’Angleterre, Hong Kong et le Canada. Le design de communication étant fondamentalement pluridisciplinaire, elle s’intéresse, en parallèle, à l’humain, au transhumanisme, à l’art, la technologie, l’illustration, la stratégie, la psychologie et au design UX.

tumblr_mz28a77N2j1qapglzo1_r7_1280

_

Interview

Comment as-tu su que tu que le design t’intéressait?
À la base, c’est le dessin qui m’intéressait. Je trouvais qu’il était plus facile de communiquer ses émotions avec des visuels. Sans doute, dans un premier temps, à cause de la barrière de la langue. Puis, le design s’est imposé car il liait cette faculté qu’a le dessin de matérialiser des idées à une recherche constante sur comment bien les communiquer.

Y a-t-il un sujet récurrent dans ton travail?  Si oui, lequel et pourquoi?
Le noir et le blanc – sur le plan visuel et la duplicité – sur le plan conceptuel.
Le penchant formel est lié à l’école du dessin. Je travaille d’avantage au trait et c’est ce fort contraste et l’ambiguïté de ces deux “couleurs” qui n’en sont pas vraiment qui m’a toujours intéressé. Maintenant, j’essaye néanmoins de travailler la couleur car au fond, elle génère d’avantage d’émotions (positives ou négatives).
Sur le plan conceptuel, la duplicité. C’est à dire: les changements d’états comme la schizophrénie, la métamorphose, la contradiction, le bien et le mal, l’ombre et la lumière, l’animé et le inanimé… sont autant de thèmes qui me permettent de comprendre ce qui m’entoure car les extrêmes posent un regard diamétralement opposé sur le même sujet.

Collectionnes-tu quelque chose? Si oui, quoi?
Oui, je collectionnais les billets de cinéma. Je les gardais car, de temps en temps, j’ouvrais la boîte qui les contenait et j’en regardais 2 ou 3, au hasard, pour me rappeler du film et de l’idée sur laquelle ce film m’avait fait réfléchir. J’ai collectionné ces billets jusqu’au jour où l’encre est devenue écologique et donc, disparaissait des tickets. Puis les billets eux même ont pris l’allure de factures – l’objet en tant que tel est alors devenu sans intérêt.

Quelle-est ta plus grande contradiction?
D’aimer passionnément le dessin et de ne pas dessiner tous les jours…

Une phrase, une personne ou un fait qui t’a marqué personnellement ou artistiquement? Pourquoi?
Philip K. Dick – Parce que je me suis rendue compte en le lisant, qu’il y avait d’autres personnes qui étaient profondément convaincues que le réel n’est pas le réel.

Comment définis-tu ton mécanisme de création?
Une absorption permanente de tout ce que je vois, je lis, j’entends. S’il faut répondre à une problématique, je mets en relation une sélection de ce que j’ai absorbé. S’il s’agit de création sans commandite spécifique, alors je suis guidée par mes obsessions et mes interrogations. Dans tous les cas, mon processus passe par des discussions et des confrontations avec les autres, ou des moments d’isolement.

Selon toi, à quoi sert le design aujourd’hui?
Pour moi, le design égocentrique (à l’image de l’art pour l’art) est mort et doit mourir. Le design doit être utile à l’humain et non compliquer ou s’entasser comme la plupart des produits de consommation. J’entends utilité formelle ou intellectuelle – s’il fait réfléchir ou s’il est le reflet de la société, le design pourra être le garant de la culture actuelle pour les générations à venir. Il doit néanmoins garder une personnalité et habiter l’environnement. C’est un équilibre difficile à obtenir, à cause de l’égo (du client ou du designer lui-même).

Nomme une source d’inspiration, quelle qu’elle soit.
L’art

Quelle critique ferais-tu au design actuel?
Le design actuel fonctionne par recyclage et le milieu des designers est réduit à un microcosme. Peut être que l’un entraîne l’autre? Si nous nous ouvrions à plus de disciplines, peut être gagnerions nous en diversité et en intelligence.

Personnellement, comment définies-tu le «beau»?
Le beau pose toujours problème. Comme la notion de “vérité”. Parfois la laideur est belle dans sa complexité ou l’étonnement qu’elle suscite et la beauté peut devenir effrayante par sa perfection ou sa déformation. Le beau serait, peut être, pour moi un ensemble (complexité, contexte) éphémère et en constante évolution (pour tromper la lassitude).

_

Travail

 

MK04

 

DH07

 

MK05

MK01

SER01

PHOT03

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s