Véronique Grenier ou l’étrange cohabitation du chaos et de l’ordre

Véronique Grenier / Les p’tits pis moé

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Bio

Elle enseigne la philosophie au collégial, depuis 2009. Elle a une chronique dans l’hebdomadaire La Nouvelle, blogue pour Urbania et La Gazette des femmes et est la moé des P’tits pis moé. Elle va bientôt mettre des livres dans ta bibliothèque, aussi. Elle cœur le kitsch et déteste les demandes à l’Univers.

Qu’écoutes-tu ces temps-ci?

On jase

Comment as-tu su que l’écriture t’intéressait?
De manière très clichée, je dois répondre parce que j’ai eu des histoires dans ma tête, depuis aussi loin que je me souvienne. Et un besoin de nommer mon quotidien, ce qui m’habitait. J’ai eu mon premier journal intime à sept ans et ça a fait partie de ma routine quotidienne d’y consigner tout, depuis. J’ai longtemps noirci des pages et des pages à propos du fait que je n’avais rien à dire ou l’impression que tout avait déjà été dit et que ma contribution, alors, ne servait à rien. J’attendais que les mots me prennent. Ils ont fini par venir. À force de lire, de vivre, de m’acharner.

Y a-t-il un sujet, récurrent dans ton travail?
La quotidienneté, la routine, l’ordinaire. Parce que c’est ça, la vie, j’imagine.

Quelle est ta plus grande contradiction?
J’hésite entre dire comment s’articulent la mort et la vie en moi ou à quel point je suis un bordel organisé ou «a beautiful fucking mess » qu’on me dit, parfois, gentiment. J’pense que c’est plus ça,  L’étrange cohabitation du chaos et de l’ordre.

As-tu une obsession?
Les carnets et les citations. Recopier les citations retenues des livres lus bien proprement dans des carnets avant de pouvoir ranger le livre dans la bibliothèque. Moleskine, les carnets. Ceux qui s’ouvrent par en haut.

Ton livre préféré.
Noces de Camus
Pourquoi?
Ce passage que je relis souvent : « …j’aurai conscience, contre tous les préjugés, d’accomplir une vérité qui est celle du soleil et sera aussi celle de ma mort. Dans un sens, c’est bien ma vie que je joue ici, une vie à goût de pierre chaude, pleine de soupirs de la mer et des cigales qui commencent à chanter maintenant. La brise est fraîche et le ciel bleu. J’aime cette vie avec abandon et veux en parler avec liberté : elle me donne l’orgueil de ma condition d’homme. Pourtant, on me l’a souvent dit : il n’y a pas de quoi être fier. Si, il y a de quoi : ce soleil, cette mer, mon cœur bondissant de jeunesse, mon corps au goût de sel et l’immense décor où la tendresse et la gloire se rencontrent dans le jaune et le bleu. C’est à conquérir cela qu’il me faut appliquer ma force et mes ressources.», p. 16-17. [mais c’était une question difficile parce que j’ai trop de livres préférés]

Les p’tits pis moé
Les p’tits pis moé
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Collaboration avec Catherine Laporte et PanpanCucul

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valeriepareskanazi.com
Texte « Les détails » dans le cahier numéro 10

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Moé pis toé – Laboratoire théâtral mis en scène par Véronick Raymond et joué au festival Fringe, en juin 2015

Illustration: Cath Laporte

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Hiroshimoi – récit en fragments – à paraître, cet hiver, aux éditions de Ta Mère

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